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LES PUBLICATIONS EN HISTOIRE
 
Léo URSULET (sd.), Saint-Pierre : Mythes et réalités de la cité créole disparue, Editions Ibis Rouge, 2004, 232p., 22 euros.
Cet ouvrage constitue les actes du colloque « Saint-Pierre, mythes et réalités de la cité perdue. La Martinique avant et après 1902 » tenu au palais des congrès de Madiana à Schoelcher.

En mars 2002 à l'occasion du centenaire de la disparition de Saint-Pierre après l'éruption de la montagne Pelée en 1902. Un événement non seulement majeur dans l'histoire de la Martinique, mais qui mérite l'attention de tous à cause du retentissement mondial qu'il connut à cette époque. L'opportunité de ce colloque se fit par ailleurs d'autant plus sentir que cent après cette tragédie, perdurent avec vivacité nombre de contre-vérités sur la question autant dans la société martiniquaise que dans d'autres régions du monde, à cause d'articles erronés parus dans des encyclopédies renommées.

Notre satisfaction aujourd'hui est de pouvoir prétendre que jamais dans un ouvrage, autant de connaissances ne furent réunies à la fois sur nombre d'aspects de la ville de Saint-Pierre, sur la question de sa disparition brutale et sur les conséquences de cette disparition pour la Martinique. Les intervenants à ce colloque sont tous des chercheurs connus pour leurs travaux sur les sujets en question.

Marc SEFIL, L'évolution institutionnelle et politique des Antilles, Editions Ibis Rouge, novembre 2003, 248p., 20 euros.
A l'heure des débats sur la question du statut des Antilles et de La Guyane, Marc Sefil a voulu retracer dans son ouvrage l'histoire des institutions dans nos îles, afin que la connaissance de notre passé permette de mieux apréhender et construire notre avenir
Il présente ainsi l'évolution des institutions politiques ayant régi les Antilles et la Guyane de l'ancien régime colonial (1635) aux années 1990, en passant par l'abolition de l'esclavage, la départementalisation, dates cruciales de notre histoire.
Il tente de répondre à la question centrale qui est de savoir comment ont été adoptées, se sont transformées et se sont adaptées les institutions ayant régi les Antilles face aux mutations et aux enjeux politiques qui ont jalonné son histoire depuis les plus de trois siècles et demi qu'elles sont rattachées à la France.
Joby FANON, Frantz Fanon, De la Martinique à l'Algérie et à l'Afrique, L'Harmattan, 2004, 243p., 25 euros.


De "Peau noire, masques blancs" (1952) à "Pour une révolution africaine" (1964), en passant par "L'an V de la révolution algérienne" (1959) et "Les damnés de la terre" l'oeuvre du psychiatre martiniquais Frantz Fanon a profondément marqué l'immense courant de pensée qui, après la seconde guerre mondiale, a fortement contribué à la libération des peuples colonisés. Face aux malentendus, Joby Fanon, frère aîné de Frantz Fanon, présente une étude qui reprend les choses par leur commencement et retrace le parcours d'un homme parmi les hommes.

 

Joby Fanon ( 1923-2004), né à Fort-de-France, Martinique, a été le frère ainé de Frantz Fanon. Après des études de droit à Paris, il a exercé la profession de Receveur des douanes à Paris, Moroni-Grande-Comore - et Strasbourg.

  Micheline MARLIN-GODIER, FORT DE FRANCE 1884 - 1914, Éditions Ibis Rouge, 2000. 267 p.
Micheline Marlin-Godier nous conte l'histoire de la ville de Fort-de-France entre 1884 et 1914. II s'agit pour l'auteur de mettre en évidence le fait urbain à la fin du XIXème siècle et dans les premières années du XXème siècle. Le chef-lieu a connu de profondes mutations consécutives à deux drames qui ont profondément marqué la Martinique : l'incendie de 1890 qui provoque le départ de nombreux Foyalais, mais qui démontre également les insuffisances du mode de construction adopté après le tremblement de terre de 1839. La destruction de la ville de Saint-Pierre en 1902 a également un impact sur l'évolution de Fort-de-France. L'auteur nous dresse le portrait des maires et des figures marquantes des différentes municipalités qui ont oeuvré à l'édification du chef-lieu.
Micheline Marlin-Godier est docteur en histoire et professeur de lycée. Elle a participé à de nombreux ouvrages collectifs, notamment sur l'histoire et le patrimoine des communes de la Martinique.
  Georges MAUVOIS, Un complot d'esclaves, Martinique, 1831, Éditions Les Pluriels de Psyché, 1998. 140F.
Le complot de I 83 I débute à Saint-Pierre au lendemain d’un incident d’apparence anodine. Le nègre "turbulent" se nomme Auguste. Les archers de police l’arrêtent le 18 novembre 1830 au moment où il parcourt les rues de Saint-Pierre en tenant à bout de bras un chat mort. Le geste est assurément insolite, mais pourquoi déchaîne-t-il à ce point l’inquiétude et la colère des magistrats de la colonie ?
Deux jours plus tard, Auguste est conduit sous bonne escorte en place publique où il reçoit un châtiment de 29 coups de fouet. Pour mieux souligner l’exemplarité de la peine, le Procureur du Roi a fait placer sur le dos d’Auguste un écriteau portant ces mots "nègre fouetté pour injures et outrages".
Six mois plus tard, le I9 mai I831, un nouveau châtiment public se déroule sur la même place Bertin de Saint-Pierre. Vingt-trois "comploteurs" — parmi lesquels on retrouve Auguste— s’apprêtent à subir la peine capitale pour avoir entrepris de soulever les esclaves de la colonie ? Retour sur ces six mois d’une "année terrible" qui débuta pourtant sous le signe de l’espoir incarné par un pacte secret et fraternel...
  Armand NICOLAS,Histoire de la Martinique, Tome 3, 1939 à 1971, Paris, L'Harmattan, 1998. 187F.

Le tome 3 (1939-1971) aborde «l’histoire du temps présent ». La guerre :
c est Vichy et la dictature de l’Amiral Robert, le soulèvement et le ralliement
à la France Libre en 1943 sous l’œil vigilant des États-Unis. Puis la conquête
de la départementalisation avec la loi du 19 mars 1946.

Mais les gouvernements français refusent d’accorder l’égalité des droits. Le malaise martiniquais se traduit par les émeutes des jeunes de décembre 1959. Ce sera alors l’affrontement Assimilation - Autonomie : réformes et répression brutale, souvent sanglante, dans une Martinique qui, dans un monde qui change, sous la poussée permanente des luttes populaires, au milieu de crises politiques, connaît de profondes mutations économiques, sociales et culturelles.

   Jacques ADELAIDE-MERLANDE, Les origines du mouvement ouvrier en Martinique, 1870-1900, Karthala, 2000, 233p.

Il n'est pas sans risque de parler du mouvement ouvrier à la Martinique. Qui est l'ouvrier aux Antilles ? L'artisan ; le travailleur salarié des villes, le «cultivateur", le «journalier" ? L'auteur, Jacques Adélaïde-Merlande, a choisi de donner la première place aux travailleurs des champs qui tirent leurs revenus à la fois de l'exploitation privée et d'un travail salarié :
En effet, depuis le XVIIIe siècle, l'économie de la Martinique est fondée sur l'exploitation de la canne à sucre. Bien qu'il subsiste des cultures secondaires (café, cacao, coton, tabac... ), cette économie tend vers la monoculture impliquant la grande propriété et une main-d’œuvre abondante capable de s'adapter à des travaux pénibles. Celle-ci est fournie par la traite des nègres utilisés comme esclaves jusqu'à l'abolition de l'esclavage en 1848. Toutefois, la canne à sucre continue à occuper le premier rang dans les revenus de la Martinique. Mais les conditions de vie sont misérables, les salaires dérisoires. Les premiers conflits sociaux concernent les relations entre les salariés agricoles et les grands propriétaires fonciers. L'ouvrage met surtout l'accent sur la grève de 1900 qui fit des victimes et eut un grand retentissement en France.. La grève de 1900 révèle une prise de conscience chez les salariés agricoles : celle de leur misère et de leur solidarité dans leurs intérêts. C'est elle qui marque vraiment le début du mouvement ouvrier à la Martinique.

Jacques Adélaïde-Merlande est agrégé d'histoire. Il fut maître de conférence à l'Université Antilles-Guyane : Il fut également fondateur et président (1997-2000) de l'Association des historiens de la Caraïbe. Actuellement, il est président de la Société d'histoire de la Guadeloupe. Cet ouvrage est la publication de son diplôme d'études supérieures, soutenu en 1958.
COLLECTION Monde caribéen

   Anne & Hervé CHOPIN,Martinique d'Antan, HC Editions, 1997.
Cet ouvrage est une invitation au voyage, à travers 170 cartes postales du début du siècle qui illustrent la Martinique d'Antan.
Fort-de-France, son port, sa vieille mairie, le bureau du câble français, les rives du canal Levassor et la naissance de ses quartiers...
Saint-Pierre et son tragique destin, mais surtout Saint Pierre avant la catastrophe de 1902, lorsque la prestigieuse cité était le "Petit Paris des Antilles"...
Toutes les communes, de Schoelcher au Prêcheur, du Vauclin à Grand-Rivière, du Lamentin à Sainte-Anne...
Les métiers d'autrefois, les marchandes de pistaches, de cocos ou de bananes, les vanniers, les agriculteurs, les pêcheurs et même le diseur de bonne aventure...

   Louis Lucy de FOSSARIEU, Journal d'un béké, le François, 1999,
6 tomes.
Tome 1 : La famille de Lucy de Fossarieu dans l'histoire de la Martinique.
Tome 2 : Ma dissidence - En temps Robè (21 février - 6 août 1943).
Tome 3 : Cadet de la France libre (6 août 1943 - 12 juin 1944).
Tome 4 : Ma campagne de France (du 10 septembre 1944 au 20 novembre 1945).
Mon séjour aux Antilles-Guyane (du 21 novembre 1945 au 7 mai 1948).
Tome 5 : Premier séjour en Indochine (du 8 mai 1948 au 6 décembre 1950).
Tome 6 : Deuxième séjour en Indochine (du 26 décembre 1950 au 17 octobre 1953).
 Camille DARSIERES, Joseph Lagrosillière, socialiste colonial, Editions Désormeaux, 1996, 3 Tomes.
Camille Darsières, avocat et député de la Martinique, parle d'un autre député martiniquais, avocat de surcroît : il s'agit de Marie Samuel Joseph Lagrosillière né le 2 novembre 1872 à SainteMarie. En pleine connaissance de l'homme et de l'époque auxquels il a consacré plusieurs années de recherche, Darsières nous livre une étude documentée où il retrace les grandes étapes de la vie politique de Joseph Lagrosillière.
A l'approche traditionnellement fragmentaire et exotique que nous avons de "Lagro", il substitue une perspective historique : Lagrosillière, premier socialiste colonial, est le fruit d'une terre, celle du prolétariat nègre agricole surexploité par la caste des békés et le produit d'une époque, celle de la prise de conscience progressive et de l'organisation de ce prolétariat.
Ce premier tome d'une biographie qui en compte trois, se hausse au niveau d'une analyse politique de l'histoire de la Martinique. Éclairante à cet égard, sous le contrôle des faits, elle met en évidence deux événements importants :
- le pays martiniquais s'est construit dans la lutte entre le clan des blancs créoles et le camp des schoelchéristes républicains ;
- le pays martiniquais s'est construit sans fêlure majeure entre les deux grands leaders que sont Joseph Lagrosillière et Aimé Césaire.
Ce livre est fascinant à lire, car l'humour colore à toutes les pages les informations fécondes que nous fournit Camille Darsières, informations destinées à nourrir la réflexion des historiens, des chercheurs et, d'une manière générale, de tous ceux qui s'intéressent à la construction de ce pays martiniquais.
Né à Fort-de-France en 1932, Camille Darsières a fait, en cette Ville, ses classes primaires à la "communale" de Perrinon, ses classes secondaires au Lycée Schcelcher, ses études supérieures et son doctorat en Droit à Toulouse. Avocat depuis 1954, il s'engage en politique en décembre 1959 et adhère au Parti Progressiste Martiniquais (PPM) fondé en mars 1958 par Aimé Césaire. Il a assumé des responsabilités diverses, toujours sous l'étiquette du PPM : conseiller général de Fort-de-France, de 1961 à 1992, - conseiller municipal au chef-lieu depuis 1965, - conseiller régional depuis 1983, - député depuis 1993.
 Lucien ABENON, Henry E JOSEPH,Les Dissidents des Antilles dans les Forces Françaises Libres combattantes, 1940-1945, Association des Dissidents de la Martinique, 1999, 130F.

L'ouvrage de 285 pages comporte deux parties :

Dans la 1ère partie, Lucien Abenon, professeur d'histoire à l'UAG, présente la situation de la Martinique en 1940, les causes de la dissidence et l'origine sociale des dissidents. Il décrit ensuite les itinéraires qui les conduisent à Fort Dix aux États-Unis.
Plusieurs chapitres sont consacrés à la participation des dissidents aux opérations militaires en Afrique du Nord, en Italie, en Provence, dans les Vosges, en Alsace...

Dans la 2è partie, une large place est réservée à une riche documentation. Le témoignage de Henry E. Joseph, Président du Bataillon des Antilles N°1, des Dissidents de la Martinique, présente un grand intérêt