| LA
REVOLUTION INDUSTRIELLE AUX ANTILLES A TRAVERS L'EXEMPLE
DES USINES CENTRALES
V.
Delblond, Lycée
Joseph Zobel, Rivière-Salée. |
|
Problématique
: En quoi la création
des usines centrales est-elle révélatrice
d’une mutation économique irréversible
?
Etudier les répercussions de l’utilisation
de nouvelles techniques et du développement des
méthodes capitalistes sur le travail et
la production.
Méthodes : Etude de
documents, lire et analyser différents types
de documents.
Notions clés : Machine à
vapeur, sucreries, capitalisme
Situation d’apprentissage : travaux
de groupe
1. L’usine
2. Mode de production
3. Paysage sucrier
4. Conséquences économiques
5. Conséquences sociales
Plan de la séquence :
I. Les 1ères usines
1. Origines : innovations et rendements
2. Un développement basé sur le
système individuel
3. Des conséquences irréversibles
:
a. Le changement du mode de production
b. Un nouveau système d’entreprises
II. Le nouveau paysage sucrier
III. Comment abaisser le coût du travail ?
1. Le travail forcé
2. L’immigration : une traite à peine déguisée
Documents
1. : L’usine
de la Pointe Simon
2. : L’usine des frères
SINSON
3. : Emile BOUGENOT : ascension
et enrichissement d’un homme d’affaires
4.: Un exemple de concentration
d'entreprises : rachat d'habitations-sucreries par une
usine centrale
5. : «
La fièvre de placement dans les sucreries »
6. : L'immigration
indienne
Document 1
L’usine
de la Pointe Simon
" L’usine de la Pointe-Simon
est avec les Forts Desaix, Saint-Louis et les Arsenaux
de la Manne l’une des curiosités de Fort-de-France
; il n’est pas un voyageur, un étranger qui traverse
la ville sans aller la visiter... Placée sur
une pointe avancée de la mer, baignant presque
les pieds de la rivière Levassor, elle offre,
vue de la rade, de la Savane ou des collines environnantes,
une agréable perspective.
C’est une de ces merveilles de l’industrie moderne
qui étonnent et charment tout à la fois,
quand on les examine avec soin et qu’on se rend
un compte exact des ingénieuses combinaisons
qui la font mouvoir.
Sortie tout entière de la maison Cail et
Cie, elle se compose d’un moulin de 16 chevaux, de deux
chaudières à cuire dans le vide avec leurs
deux machines à vapeur, de 12 filtres, 3 monte-jus,
6 défécateurs, 3 condensateurs, un lavoir,
un four à revivifier le noir et les étuves.
Les générateurs sont de la force
de 90 chevaux.
Un bateau à vapeur, des chalands en fer
et des gros bois pour le transport des cannes complètent
ce magnifique ensemble.
L’usine emploie quotidiennement près de
cent ouvriers et quelques esclaves résidant à
Fort- Royal, elle paie en salaires près
de 1 500 Frs par semaine, ce qui contribue à
alimenter le commerce de détail de cette
ville."
Le Moniteur de la Martinique, 1845.
Questions
1. Dire l’importance de cette nouvelle implantation
pour le système sucrier à la Martinique
?
2. Quels sont les position et situation de l’usine
: avantages et inconvénients ?
3. Quel est le lien commun avec la Révolution
industrielle ?
4. Comment fonctionne le système d’embauche
? Nouveauté par rapport à l’esclavage
?
5. Conséquences sur les rendements, la
production, le circuit monétaire ?
6. Faire un schéma de l’ensemble du système
des machines, les relier par des flèches et faire
une légende.
Document 2
L’usine des
frères SINSON
En 1845 et 46, les deux frères
SINSON ont créé la seconde « usine
centrale » à sucre du pays sur
leur habitation du François. Ce sont des
colons de vieille souche, héritiers d’un domaine
qui ne compte pas moins de 230 hectares.
Après avoir vainement tenté d’obtenir
du Gouvernement un prêt de 200 000 Frs pour créer
leur usine et se lancer dans une expérience
de travail libre avec leurs esclaves, ils se heurtent
à la méfiance des autorités administratives
et du Gouverneur Mathieu. Ils s’ adressent
donc à une maison de Paris -les Etablissements
Guatel - pour se procurer les fonds nécessaires.
Bien vite la sucrerie des deux frères,
qui s’avère plus que suffisante à leurs
propres besoins, va proposer de broyer aussi les
cannes des exploitations voisines. L’usine tourne alors
à plein rendement et l’argent rentre dans
les caisses...
Ils vont être les premiers à tenter
sur leurs terres un essai de « colonat partiaire ».
Ayant constaté que leur atelier n’était
pas capable de mettre en valeur la totalité des
terres, ils décident de libérer
leurs esclaves et de les installer comme colons partiaires
sur l’habitation qu’ils lotissent en parcelles
de un à trois hectares.
Ces nouveaux « colons »
doivent signer un contrat extrêmement détaillé
qui les oblige à ne planter que de la canne
à sucre et à fournir exclusivement l’usine
des deux frères.
Le règlement du prix des cames est effectué
tous les quinze jours sur la base de la mercuriale
de Saint- Pierre et, autre innovation, les cannes sont
dorénavant payées selon leur richesse
en jus. Pour inciter les anciens esclaves à bien
soigner leur production, les propriétaires
effectuent régulièrement des prélèvements
de jus dont la densité est mesurée à
l’ aéromètre Baumé.
Bernard Petitjean-Roget, “L’épopée
de la canne à sucre” éd. Le Mémorial
Martiniquais, 1979.
Problématique :
En quoi consistaient les innovations apportées
par les frères SINSON dans l’usine du François
?
Questions :
1. Quelles innovations industrielles ?
2. Nouveautés du point de vue du système
du travail ?
3. Nouveautés du point de vue du système
financier ?
Document 3
Emile BOUGENOT
: ascension et enrichissement d’un homme d’affaires
La Martinique demeure encore le lieu
d’une considérable accumulation de capital, d’où
l’exemple de E. Bougenot.
Diplômé en 1859 de l’Ecole des Arts
et Métiers, il entre au service de la Maison
Cail, qui en décembre 1860, l’envoie à
la Martinique diriger le montage de l’installation industrielle
de l’usine en construction du baron de Lareinty
dans la plaine du Lamentin.
Monsieur E. Eustache fait appel à
lui pour monter l’usine du Galion, il obtient le contrat
d’équipement de l’usine et épouse
la fille du propriétaire.
Avec Joseph Quennesson, il est cofondateur,
en 1867 de l’usine du François, et en 1869 (avec
Joseph Quennesson et Octave Hayot) de celle du Petit-Bourg
: pour chacune de ces usines il souscrit pour
100 actions, soit deux fois 50 000 F., indice de la
rapidité de sa fortune.
De 1865 à 1880 : Bougenot joue un rôle
déterminant dans l’économie sucrière
martiniquaise. |
| Années
|
Fonctions
|
| 1867
à 1886 |
Administrateur
de l'usine du François |
| 1869
à 1884 |
Petit-Bourg
|
| 1874
à 1880 |
Sainte-Marie
|
| 1874
à 1884 |
Rivière-Salée
|
| 1875
à 1883 |
La
Dillon |
| 1876
à 1884 |
La
Trinité |
| 1877
à 1884 |
Robert
|
| 1878
à 1884 |
Lamentin
|
| A
partir de 1883 |
Ccopropiétaire
de l'usine du Galion |
|
| De
1875 à 1883 E. Bougenot a perçu un revenu
sucrier total de 1 765 093 F. dont
| Sommes
perçues en francs |
Origine
|
| 333
775 |
Usine
du François |
| 242
318 |
Sainte-Marie
|
| 242
179 |
Trinité
|
| 224
503 |
Petit-Bourg
|
| 210
454 |
Rivière-Salée
|
| 202
234 |
Lamentin
|
| 179
793 |
Robert
|
| 108
000 |
La
Dillon |
| 21
837 |
De
4 usines dont il était actionnaire : Simon,
Trois-rivières, Vauclin et Marin
|
La
moyenne annuelle de ce revenu sucrier est de 196 121
F
| Années
|
Revenus
en francs |
| 1875
|
155
638 |
| 1876
|
140
731 |
| 1877
|
177
207 |
| 1878
|
136
230 |
| 1879
|
183
531 |
| 1880
|
177
939 |
| 1881
|
284
105 |
| 1882
|
336
257 |
| 1883
|
173
455 |
|
| Origine
des revenus d'E. BOUGENOT
|
En
francs or germinal (X par. 10 pour avoir une approximation
en francs actuels) (1) |
| Intérêts
perçus comme actionnaire. Varient entre
8 et 12% |
134
307 F |
| Dividende
après prélèvements pour amortissement
et fonds de réserve
|
88
784 F |
| Appointements
de l'administration de l'usine ( de 10 000
à 16 000 F.) |
903
000 F |
| Tantièmes,
soit 10 % du montant des bénéfices
nets |
639
002 F |
(1) Soit en définitive
un revenu annuel moyen, au cours de ces 9 années,
de prés de 200 millions d’anciens francs
= 2 000 000 FF
Ensemble de documents extraits de Schnakenbourg, Histoire
de l’usine du Galion.
Questions
:
Comment expliquer cette réussite exceptionnelle?
Rédiger une synthèse argumentée
pour réponse.
Quelques éléments de
réponse :
Les facteurs
1. De multiples circonstances favorables.
2. Envoyé au bon endroit et au bon moment
avec des connaissances techniques indispensables
à l’installation d’un nouveau matériel.
3. Seul ingénieur loin des écoles
d’ingénieur métropolitaines et sans concurrent
réel.
4. A bénéficié de la conjoncture
économique en hausse des années 1870-1884
: véritable « âge d’or »
à la Martinique avec un essor fulgurant des usines
centrales, des initiatives individuelles et des
investissements et du crédit.
5. Homme exigeant, gros travailleur, surveillant
de très près usines et habitations.
6. Grande aptitude à tirer parti de toutes
les opportunités qui s’offrent à lui.
7. Appelé à la direction des usines
pour redresser une situation compromise par des erreurs
d’appréciation ou de gestion.
La seconde moitié du XlXe siècle
est, par excellence, l’époque du « beau
dividende », et à cet égard,
E. Bougenot est parfaitement un homme de son temps.
Document 4
Un exemple de concentration
d'entreprise : rachat d'habitations-sucreries par une
usine centrale
Bougenot
profita de la crise et des difficultés des "
habitants" pour poursuivre la politique de rassemblement
des terres autour de l'usine du Galion, politique qui
avait été inaugurée par E. Eustache.
Les
étapes de la constitution du domaine du Galion
| Nom
des habitations |
Contenance
en ha |
Date
d'acquisition |
Prix
d'acquisition en F |
| Galion
|
277,57
|
23-09-1849
et
|
300
000 |
| Grands-Fonds
|
146,06
|
06-07-1853
|
|
| Spoutourne
|
412,23
|
|
|
| Caravelle
|
517,04
|
14-01-1858
|
50
000 |
| Bord-de-Mer
|
216,96
|
24-09-1863
|
143
500 |
| Desmarinières
|
183,55
|
26-05-1865
18-06-1872 |
170
000 |
| Morne-galbas
|
44,49
|
29-06-1866
|
18
000 |
| Malgré-tout
|
67,44
|
21-12-1866
|
70
000 |
| Fonds-galion
|
197,11
|
05-01
et 20-04 1869 |
324
000 |
| Petit-
Galion |
180,96
|
29-04-1870
|
280
000 |
| Mignot
|
103,00
|
09-08-1870
|
90
025 |
| La
Digue |
114,00
|
28-04-1887
|
30
000 |
| Beauséjour
|
193,30
|
05-05-1890
|
150
000 |
| Gaschette
|
201,03
|
19-10-1893
|
51
000 |
| Duferret
|
210,33
|
20-09-1904
|
125
000 |
| Diverses
petites parcelles |
38,80
|
1890
à 1910 |
49547
|
| Concession
en bois |
129,00
|
|
|
| |
3
232,91 |
|
1
851 722 |
|
| Document 5
« La
fièvre de placement dans les sucreries »
1860- Un nouvel
espoir s’offre enfin à la Martinique : le Gouvernement
français vient de créer le Crédit
Colonial...
Il s’agit là d’une société
anonyme au capital de trois millions de francs dont
l’objet est de prêter à long terme
les sommes nécessaires à la construction
de sucreries dans les colonies françaises
ou à l’amélioration de celles qui existent
déjà.
Une vraie fièvre de placement va
alors saisir tous ceux qui possèdent quelque
argent ou suffisamment de biens pour garantir
un emprunt.
La bourse de
Saint-Pierre connaît une invraisemblable fièvre
et l’on voit même certains prêtres
séculiers investir sans vergogne dans les sucreries...
le denier du culte ! Des voies de chemin de fer
destinées au transport des cannes font leur apparition
dans l’île...
La première année suivant sa construction,
l’usine de la société Bougenot, Quenesson,
Guiollet & Cie réalise 600 000 francs-or
de bénéfice brut. C’est la stupéfaction
! Et ce n’est qu’un début : tous
les ans, l’usine distribuera en effet 25 % de
son capital sous forme de dividendes et se payera
même le luxe d’affecter 6 % de ses profits à
un fonds de réserve. Le chemin de fer est
amorti dix mois après son achat. On commence
à parler d’or blanc...
Les usines surgissent comme champignons d’un bout
à l’autre de l’île et rien ne semble alors
pouvoir freiner cette frénésie d’
investir et de construire...
Le pays est bientôt recouvert de cannes
comme il ne l’avait jamais été auparavant.
B. Petitjean-Roget, Le Mémorial
Martiniquais, 1979.
Questions
:
1. Enjeux de la création du Crédit
colonial?
2. Expliquer l’expression "long terme ".
3. Expliquer « la bourse de Saint-Pierre
connaît une invraisemblable fièvre ».
4. Expliquer par un schéma les mécanismes
du profit et de la spéculation qui se développent
dans les années 1860 en Martinique.
5. Rédiger un paragraphe développant
les conséquences de cette "frénésie "
d’investissements sur la production, le paysage
industriel, les infrastructures et le commerce colonial.
Document
6
L'immigration indienne
|
| Martinique
: mouvements
de la population indienne, de 1853 au 31 décembre
1899 |
| Année
|
Population
au 1er janvier |
Introduction
pendant l'année |
Naissances
|
Total
|
Décès
|
Rapatriement
|
Total
|
Reste
au 31 décembre |
| 1853
et 1854 |
|
1282
|
7
|
1289
|
41
|
|
41
|
1248
|
| 1855
|
1248
|
381
|
30
|
1659
|
94
|
1
|
95
|
1564
|
| 1856
|
1564
|
1545
|
35
|
3145
|
142
|
|
142
|
3003
|
| 1857
|
3003
|
1227
|
68
|
4298
|
252
|
|
252
|
4046
|
| 1858
|
4046
|
1534
|
63
|
5643
|
334
|
18
|
352
|
5291
|
| 1859
|
5291
|
1891
|
68
|
7250
|
422
|
68
|
490
|
6760
|
| 1860
|
6760
|
1078
|
130
|
7968
|
482
|
70
|
552
|
7416
|
| 1861
|
7416
|
1109
|
151
|
8675
|
385
|
245
|
630
|
8046
|
| 1862
|
8046
|
402
|
132
|
8580
|
475
|
|
475
|
8105
|
| 1863
|
8105
|
|
153
|
8258
|
372
|
198
|
570
|
7688
|
| 1864
|
7688
|
|
131
|
7819
|
276
|
276
|
552
|
7267
|
| 1865
|
7267
|
403
|
147
|
7817
|
245
|
431
|
676
|
7141
|
| 1866
|
7141
|
338
|
100
|
7579
|
255
|
|
255
|
7324
|
| 1867
|
7324
|
2220
|
121
|
9665
|
293
|
286
|
584
|
9081
|
| 1868
|
9081
|
937
|
122
|
10140
|
303
|
503
|
806
|
9334
|
| 1869
|
9334
|
456
|
127
|
9917
|
315
|
|
315
|
9602
|
| 1870
|
9602
|
937
|
146
|
10685
|
393
|
|
393
|
10292
|
| 1871
|
10292
|
463
|
123
|
10878
|
455
|
25
|
480
|
10398
|
| 1872
|
10398
|
788
|
144
|
11330
|
477
|
272
|
749
|
10581
|
| 1873
|
10581
|
|
128
|
10709
|
363
|
283
|
646
|
10063
|
| 1874
|
10063
|
1407
|
129
|
11599
|
302
|
162
|
464
|
11135
|
| 1875
|
11135
|
766
|
113
|
12014
|
410
|
368
|
778
|
11236
|
| 1876
|
11236
|
953
|
161
|
12350
|
537
|
|
537
|
11813
|
| 1877
|
11813
|
379
|
172
|
12364
|
487
|
|
487
|
11877
|
| 1878
|
11877
|
912
|
171
|
12960
|
416
|
|
416
|
12544
|
| 1879
|
12544
|
908
|
146
|
13598
|
457
|
502
|
959
|
12639
|
| 1880
|
12639
|
893
|
187
|
13719
|
530
|
|
530
|
13189
|
| 1881
|
13189
|
452
|
192
|
13833
|
664
|
|
664
|
13169
|
| 1882
|
13169
|
922
|
200
|
14299
|
636
|
552
|
1188
|
13111
|
| 1883
|
13111
|
925
|
216
|
14252
|
599
|
|
599
|
13653
|
| 1884
|
13653
|
|
177
|
13380
|
623
|
281
|
904
|
12926
|
| 1885
|
12926
|
|
183
|
13109
|
382
|
818
|
1200
|
11909
|
| 1886
|
11909
|
|
204
|
12113
|
267
|
1791
|
2058
|
10055
|
| 1887
|
10055
|
|
150
|
10205
|
239
|
|
239
|
9966
|
| 1888
|
9966
|
|
107
|
10073
|
295
|
|
295
|
9778
|
| 1889
|
9778
|
|
120
|
9898
|
307
|
879
|
1186
|
8712
|
| 1890
|
8712
|
|
100
|
8812
|
381
|
|
381
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8431
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| 1891
|
8431
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107
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8538
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294
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569
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863
|
7675
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| 1892
|
7675
|
|
84
|
7759
|
238
|
|
238
|
7521
|
| 1893
|
7521
|
|
103
|
7624
|
187
|
227
|
414
|
7210
|
| 1894
|
7210
|
|
70
|
7280
|
179
|
2024
|
2203
|
5077
|
| 1895
|
5077
|
|
70
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5147
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126
|
228
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354
|
4793
|
| 1896
|
4793
|
|
84
|
4877
|
101
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|
101
|
4776
|
| 1897
|
4776
|
|
64
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4840
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121
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121
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4719
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| 1898
|
4719
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|
55
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4774
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101
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101
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4673
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| 1899
|
4673
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69
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4742
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77
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77
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4665
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25509
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5568
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31077
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15335
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11077
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26412
|
4665
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| Source
: Annuaire de la Martinique 1900, Page
634 |
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