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La
flore d'altitude : Montagne Pelée, Pitons du Carbet

Sur les sommets
volcaniques des petites Antilles, s'est installée une végétation
originale. Aux conditions climatiques difficiles (éruptions plus
ou moins fréquentes, acidité du sol), s'ajoute l'isolement
géographique qui favorise la présence d'espèces
endémiques dans chaque île.
L'influence
de l'altitude
La végétation
des sommets des Pitons Lacroix, Dumauzé, Alma et de la montagne
Pelée est soumise à de basses températures qui
atteignent parfois 8 à 10°C, une importante nébulosité,
des précipitations qui dépassent les 10m par an. La violence
des vents de nord-est ont imposé une forme ramassée aux
arbustes, des feuilles épaisses et coriaces ou encore possédant
une pilosité de type xérophytique. C'est le cas des :
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Charianthus
nodosus
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Tout au sommet de
la Pelée et du Lacroix, apparaît la savane altimontaine
caractérisée par un épais tapis de Mousses et de
Lycopodes, d'où émergent des plantes naines et rabougries
de :
- Tibouchina
chamaecistus
- Guzmania
plumierii.
- Viola
stipularis
- Utricularia
alpinia
- Petit calumet
(Isachne rigidifolia)
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Sur les pentes abruptes,
les fleurs d'un rouge vif des Pitcairnia spicata attirent le
regard. Ces dernières se rencontrent toutefois à des altitudes
plus modestes.
Beaucoup d'espèces
de ces sommets sont rares, certaines sont endémiques de la Martinique.
Il convient donc de les protéger. Les espèces qui ont
peuplé les Petites Antilles proviennent principalement de l'Amérique
du Sud. C'est le cas de Viola stipularis ou de Utricularia
alpinia que l'on retrouve dans les Andes et les Montagnes du Venezuela.
Les espèces ont par la suite évolué séparément
dans les îles :
- Tibouchina
chamaecistus en Martinique, mais Tibouchina ornata
en Guadeloupe;
- Pitcairnia
spicata en Martinique , mais Pitcairnia bifrons en Guadeloupe;
Influence
de l'activité volcanique
Les éruptions
volcaniques détruisent périodiquement la couverture végétale.
Sur les flancs ouest de la Pelée qui ont subi plus violemment
les dernières éruptions de 1902 à 1928, certaines
espèces se sont rarefiées. C'est le cas des goyaviers-montagne
(Freziera cordata) encore abondants sur le versant Macouba (Est).
L'évolution
de la végétation d'altitude
Pour toutes les
raisons évoquées précédemment (climatiques,
catastrophes, humaines ) la végétation des sommets, rare
et fragile tend à se dégrader. Le stade climacique (dernière
étape de l'évolution d'un ensemble végétal
en équilibre avec les facteurs climatiques et le sol) est représenté
par la prairie altimontaine, au sommet. Ce stade est menacé par
le piétinement qui dénude le sol, au niveau et aux alentours
des sentiers.
Bibliographie
- Jacques Fournet,
Les plantes des milieux naturels in La Grande Enyclopédie de
la Caraïbe (flore t:2)
- Josiane Mahieu,
Guy Menant, Pierre Petit, La végétation de la Montagne
Pelée (Co production A.P.B.G. et C.R.D.P)

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