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L'influence des facteurs climatiques

La forêt humide ou forêt hydrophile, dense couvre les massifs du centre et du nord de la Martinique. Elle s'est installée dans les régions où les précipitations dépassent 2500 mm par an. Les arbres très grands et parfois vieux supportent des lianes, des épiphytes. Certaines espèces qui habitent cette formation végétale sont endémiques.

La forêt moyennement humide, forêt mésophile, est une transistion entre la forêt hydrophile et la forêt sèche. Largement dégradée pour les besoins de l'agriculture et l'urbanisation, on n'en rencontre plus que quelques reliques (Saint-Esprit, Saint -Joseph …). La forêt mésophile se développe dans les régions où les précipations varient entre 1600 mm et 2800 mm.

 

La forêt mésophile

 

Les arbres qui dominent :

  • Le genre Inga est bien représenté (les pois doux) : Inga ingoïdes et Inga laurina.
  • Le bois tan (Byrsonima coriacea)
  • Le galba (Calophyllum calaba)

Sur ces arbres poussent de nombreux épiphytes appartenant notamment au genre Peperomia, des Broméliacées et des fougères (Polypodium). Les lianes rudes (Petrea kohautiana) préfèrent les zones de transition entre les formations humides et moyennement humides.

En bordure, la strate abustive est bien représentée :

  • Le bois lait (Tabernaemontana citrifolia)
  • Des Mélastomatacées : Clidemia hirta, Miconia impetiolaris, Miconia laevigata.

Petrea kohautiana

Certaines espèces, naturalisées sont fréquentes en forêt mésophile. Elles sont le témoin de l'exploitation par l'homme de ces zones, c'est le cas du canellier (Cinnamomum).

Les Fromagers (Ceiba pentandra) se retrouvent plutôt dans les zones de transition avec la forêt séche.

 

 

La forêt hydrophile

 La forêt dense humide, si elle n'est pas dégradée, constitue l'une des formations les plus riches en espèces de l'île. Les régions qui paraissent les plus appropriées pour son étude, se situent autour des massifs des Pitons et du Morne Jacob.

Elle se caractérise par les arbres très grands de 20 m parfois plus.

  • Le bois rivière (Chimarrhis cymosa)
  • Le gommier blanc (Dacryodes excelsa)
  • Le magnolia (Talauma dodecapelata)

Les Miconia spp, bien représentés, de taille plus modeste, n'excèdent que rarement 5 m. Sur les versants des Pitons, du Morne Jacob, sur le versant Macouba de La Pelée, on note de nombreux Palmistes (Prestoea montana).

Les Balisiers (Héliconia) sont fréquents dans les coupes ou sur les bordures de routes et de sentiers.

La forêt secondaire

Quand les formations hydrophiles et mésophiles, après défrichement, sont laissées à l'abandon, elles retournent au stade forestier. Une végétation arbustive, héliophile, à croissance rapide, colonise le milieu. Ce sont Gonzalagunia hirsuta, Piper dilatamum. Cette première repousse permet le développement d'une végétation plus sciaphile : fougère arborescente (Cythea arborea), puis lentement s'installe la forêt primaire.

Bibliographie

  • Jacques Fournet, Les plantes des milieux naturels in La Grande Enyclopédie de la Caraïbe (flore t:2)

 

Le milieu - La flore

Photos : Josiane Mahieu

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