|
Un
peu de géologie
La plaque
Caraïbe, (Guide géologique
de la Martinique ; D. Westercamp, H. Tazieff), est "coincée"
entre la plaque des Cocos côté Pacifique et la plaque Atlantique
nord à l'est. Elle est limitée au nord et au sud
par des failles coulissantes qui affectent au nord, le Guatémala
et au sud, la Colombie et le Vénézuela. A l'ouest, la plaque Caraïbe est limitée
par la subduction de la plaque des Cocos sous l'Amérique Centrale.
A l'est, la lithosphère océanique
Atlantique et une partie des sédiments qu'elle supporte, plongent
sous le domaine Caraïbe. C'est cette subduction frontale qui est
à l'origine de l'arc insulaire des Petites Antilles. L'arc insulaire des Petites Antilles
sépare la Mer des Caraïbes de l'Atlantique (Guide géologique
de la Martinique ; D. Westercamp, H. Tazieff). La partie immergée,
longue d'environ 900 km, est constituée d'une vingtaine d'îles
dont la Martinique et la Guadeloupe. Sur le plan morphologique, on distingue,
de l'est vers l'ouest : C'est au niveau de la Martinique que l'arc
interne et externe se séparent franchement. L'arc des Petites Antilles est le
résultat d'une activité volcanique (Guide géologique
de la Martinique ; D. Westercamp, H. Tazieff) qui remonte à l'éocène
inférieur (environ - 50 millions d'années). Le volcanisme
est alors essentiellement sous-marin, il devient aérien une dizaine
de millions d'années plus tard. Ce sont des formations andésitiques
bien marquées. L'activité de l'arc ancien
se termine au début du miocène (- 22millons d'années).
A l'aquitanien, des complexes récifaux s'installent sur
les hauts fonds : calcaires de Macabou (sensu largo), autour
des îlots. Ces formations de l'arc ancien
sont bien visibles à l'est de la Martinique : presqu'îles
de Saint
Anne et de la Caravelle et Macabou.
Les failles et les dykes qui affectent l'arc ancien sont généralement
orientés nord-sud et Est-ouest. L'activité de l'arc actuel
date du miocèce et se poursuit de nos jours, comme l'attestent
les activités volcaniques actuelles des soufrières
de Montserrat , St Vincent, Guadeloupe, Sainte-Lucie et plus
modérément, de la Montagne Pélée. Au miocène moyen, on assiste à
d'importants épanchements sous-marins que l'on peut suivre de
la presqu'île de Sainte-Anne aux contreforts du Morne Jacob, ce
sont les complexes François-Vauclin. Des volcans fissuraux tels que le Morne
Jacob émettent des laves semi-visqueuses andésitiques.
Les formations du Morne Jacob s'étendent du Lorrain aux environs
de Trinité et Fort-de-France. Plus à l'est, s'édifient
les Pitons du Carbet, autres volcans fissuraux. Enfin, plus récemment, l'activité
se concentre au nord avec la naissance de la montagne Pélée
et au Lamentin à l'est de la plaine. | ||||||||||||||||||