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La montagne Pelée

Introduction

Edifice péléen :

Les éruptions de la Pelée

Origine des magmas

La flore

Les circuits géologiques autour de la Pelée

Des photos de la Montagne Pelée

Pour aller plus loin

 

Le sentier de l'Aileron

 

Accès

Prendre, au Morne-Rouge, la direction d'Ajoupa-Bouillon. A la sortie du bourg, à droite, la Maison des Volcans abrite une exposition sur le volcanisme en général et sur les éruptions de la Pelée en particulier. Pour accèder à l'Aileron, il faut poursuivre la route qui mène à Ajoupa-Bouillon et, après un monument constitué de blocs d'andésite, prendre la petite route à gauche qui mène au premier abri.

Descriptif

Ce sentier offre un intérêt plus botanique que géologique. Il traverse au départ des dépôts de ponces qui laissent place à des blocs andésitiques. Après une heure (fonction des arrêts d'observation) vous arrivez au plateau des Palmistes où se trouve le deuxième abri. Deux solutions s'offrent :

Vous avez un peu de temps et vous faites le tour de la caldeira avant d'atteindre les dômes 1902 puis 1929 par la face "Caraïbe". Cette alternative permet de longer la caldeira, de découvrir les édifices du nord, les vestiges de l'ancien cratère qui constitue le Morne Macouba. Puis revenir au deuxième abri en descendant dans la caldeira.

Dans le cas contraire, au deuxième abri, prendre le sentier qui descend dans la caldeira avant d'entamer l'ascension des dômes. Le retour se fait en sens inverse.

Enfin, il est recommandé de ne pas cueillir les plantes qui de toutes les façons ne supporteront pas la randonnée et on a parfois besoin de ses mains pour progresser.

Difficultés

Il faut compter 4 à 5 heures minimum pour faire une ascension botanique et géologique (si la météo le permet). La saison sèche est la période la plus appropriée, entre janvier et avril.

Il faut se munir de bonnes chaussures tenant bien les chevilles, chapeau, imperméable, eau et un peu de nourriture.

Le trajet

D'après la carte géologique de la montagne Pelée ; Denis Westercamp et Hervé Traineau. ed du BRGM

1 : Au départ, une table d'orientation permet le repérage des principaux édifices de l'île, si le temps est favorable. Le sentier traverse des dépôts de ponces et des bombes en croûte. Il est également possible de voir des débris charbonneux. La strate herbacée est occupée par des Poacées : Calumet ( Paspalum saccharoides) , des framboisiers (Rubus rosifolius), des orchidacées (Spathogolottis plicata) et une urticacée (Pilea corymbosa, l'ortie montagne).

2 : Peu à peu, les ponces que traverse le sentier, font place à des blocs andésitiques, puis la roche est plus massive alors que la pente se fait plus raide. L'ascension du dôme de l'Aileron est amorcée, le sommet est atteint à l'altitude 1107m. Sur les pentes, la végétation se compose de :

Au sommet du Morne Aileron, un petit sentier à gauche permet d'atteindre un point de vue sur la plaine de Saint-Pierre, les vallées des rivières Roxelane et des Pères ainsi que sur les Pitons du Carbet. Il faut revenir sur vos pas afin de poursuivre l'ascension.

3 : Le sentier qui rejoint le bord de la caldeira traverse à nouveau des ponces et projections. On peut y découvrir des bois carbonisés.

4 : Le bord de la caldeira est atteint, vous êtes à 1210m d'altitude. Si le temps est découvert, les dômes 1929 et 1902 se dressent devant vous. Un petit sentier à gauche permet d'apercevoir les pentes abruptes de la caldeira. Revenir sur ses pas pour rejoindre le deuxième refuge par le sentier qui longe la caldeira. La zone est presqu'en permanence dans le brouillard. On traverse la savane altimontaine de Guzmania plumierii, Charianthus nodosus, Viola stupilaris, Gaultheria swartzii, Eupatorium trigonocarpum, Lycopodium, Isachne rigidifolia, Blechnum sp… Il s'agit d'une végétation soumise à un ensoleillement relativement réduit, des vents plutôt forts : plantes naines, rabougries ; feuilles coriaces.

5 : Au deuxième abri, il est possible de continuer sur le bord de la caldeira pour faire l'ascension des dômes par le versant Précheur. Ce choix offre des vues magnifiques du fond de la caldeira. Sinon, commencez l'ascension des dômes en descendant (sentier sur la gauche) dans la caldeira.

6 : Les pentes abruptes de celle-ci confirment une formation par effondrement. Sur la droite, on suit les bords de l'ancien cratère de l'édifice intermédiaire : le Morne Macouba. Le sentier traverse des dépôts variés : ponces, bombes … De ce versant, on a des points de vues superbes sur la vallée de la Grande Rivière, le Piton Conil. L'ascension des dômes par le versant du Précheur se fait à travers de gros blocs andésitiques.

7 : Du dôme 1902, on jouit d'une vue du flanc nord du volcan. Si les conditions météorologiques le permettent, on peut entreprendre l'ascension du dôme 1929. Dans le cas contraire, autant revenir au deuxième abri en descendant dans la caldeira.

: La descente s'effectue à travers des blocs andésitiques. Le fond est occupé par des Charianthus nodosus.

Bibliograhie :

  • La flore illustrée des phanérogames de la Guadeloupe et de la Martinique ; Jacques FOURNET, Ed CIRAD , GONWANA Editions.
  • La végétation de la Montagne Pelée, Guy MENANT, Pierre PETIT, Josiane MAHIEU ; APBG/CRDP Antilles-Guyane.

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